Ma vision


Tout naît d’un clignement de paupières avant de devenir une vision.

Je crois qu’entre les différents interstices de l’avenir, il en existe un, un où ma vision sera.

Je crois que confronté aux limites physiques, l’Homme a conçu le web comme un nouveau continent à explorer. Je nous vois explorateurs, je nous vois précurseurs avec pour principale force le Digital Thinking. Je crois que le Digital Thinking prendra le dessus sur toutes nos voies de penser le futur. A ceux qui s’interrogent ou vous interroge, je dirai, vous direz que le Digital Thinking consiste à cerner la complexité du monde pour la mettre à la portée d’un geste du doigt.

Je crois que les passions seront placées au centre des préoccupations philosophiques comme l’Homme l’a été avec l’Humanisme. Je crois à une vision spinoziste de la passion, c’est à dire une idée confuse, essentiellement imaginaire et souvent abstraite, par laquelle l’esprit affirme une augmentation de la force d’exister de son corps1. J’ai une foi profonde en l’Humain, je crois que le fait que tout le monde ait un talent est une vérité absolue et que ce sont les organisations qui sont relatives.

Je crois que le numérique, en fracturant l’Espace-Temps, permet à tous comme à chacun d’exprimer ses idées à tous comme à chacun n’importe où dans le monde et ce, à tout moment. En cela, nous croyons au collaboratif, au collectif réuni autour de passions communes et d’ambitions partagées. Je crois à la libre circulation des idées et du savoir, à la fin de la propriété intellectuelle et à l’égal accès à la liberté que permet le numérique.
Aussi, je ne crois pas à la marketisation de la jeunesse (génération X, Y, Z …) mais à une réorganisation sociale autour du numérique. Je crois alors que, confronté à un retournement générationnel, les progrès sont et seront portés par les nouvelles générations.

Je crois à la fin des RH en tant que fonction. Je crois à la fin des compétences, de la GPEC, du modèle industriel des ressources humaines, du modèle financier qui est à l’origine du capital humain. Je crois que le démantèlement de la fonction RH est inévitable mais que celle-ci va se diffuser profondément en tant que discipline. Je crois que chacun aura la responsabilité de son avenir et bonheur professionnel et qu’il ne sera plus celui des fonctions RH et ô grand jamais plus, celle des organisations. Ainsi, je crois que les professionnels RH vont devenir des animateurs de communautés sociales organisées autour d’un projet entrepreneurial. Je les vois Talents Community Manager.

Dans ce contexte, je continue d’abattre des murs pour bâtir des ponts entre les organisations, le Digital Thinking et les Nouvelles générations.

Mohamed,